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Jean Jacques Werner Jean-Jacques WERNER est né à Strasbourg le 20 janvier 1935. Il effectue ses premières études musicales au conservatoire de sa ville natale ou il obtient successivement un premier prix de harpe, de cor et de direction d'orchestre. Il poursuit ensuite ses études à la Schola Cantorum à Paris dans les classes de Pierre Wissmer, Daniel- Lesur et Léon Barzin. Parallèlement à sa vie de compositeur, sa carrière de chef d'orchestre débute dès 1960, avec la ferme volonté de faire connaître les oeuvres de son temps. Il dirige entre autres les orchestres de la Radio-Télévision-Française, l'Orchestre de Chambre, l'Orchestre Lyrique, l'Orchestre Philharmonique ainsi que l'Orchestre National. Il enregistre aussi pour le service des Echanges internationaux de Radiodiffusion. 1968 : Directeur du Conservatoire de Fresnes (au sud de Paris) qui deviendra Ecole nationale de Musique en 1985 . Il participe à la création et élu vice-président de l'Union des Conservatoires qui deviendra Fédération Nationale des Unions de Conservatoires de Musique (F.N.U.C.M.U) regroupant plus de 1 000 conservatoires et écoles de musique. 1970 : Fonde l'Ensemble instrumental du Val de Marne. D'éminents compositeurs écrivent pour cette formation composée de solistes 1972 : Participe à la création de l'E.M.U (Union Européenne des Ecoles de Musique) à Sarrebrück. 1974 : Crée l'orchestre de l'Union des Conservatoires du Val de Marne et donne des concerts en France, Suisse, Allemagne, Belgique, Suède, Finlande. 1976 : Dirige le premier orchestre de l'E.M.U à Grôznjan en Yougoslavie et en devient le chef permanent de 1976 à 1989. Nombreux concerts lors de festivals en particulier en Suisse, à Lugano, au festival d'Engadin, en Finlande à Savonlinna, Munich, Rotterdam et Strasbourg dans le cadre de l'année européenne de la musique. 1978-1982 : Professeur de direction d'orchestre au C.N.R de Reims et professeur invité (direction d'orchestre) au C.N.S.M de Paris. 1981 : Création de l'Orchestre Jeune Philharmonie du Val de Marne issu de l'orchestre de l'Union des Conservatoires. Ensemble composé essentiellement de jeunes musiciens, futurs professionnels. 1982 : Mission d'enseignement de direction d'orchestre et de composition à Taïwan . 1983 : Tournée de concerts aux U.S.A avec le Festival Orchestra et l'International Youth Symphony Orchestra. Premier chef de l'Orchestre Franco-Allemand entre 1983 et 1985 dont la composante française est la Jeune Philharmonie. Stage international de direction d'orchestre avec Léon Barzin au conservatoire de Fresnes. Membre du Conseil Supérieur de la Musique et élu Secrétaire Général de la Société nationale de Musique jusqu'en 1989. 1984 : Deuxième mission d'enseignement à Taïwan. Tournée de concerts aux U.S.A avec les Ballets d'Indianapolis. 1985 :Tournée européenne avec l'Orchestre de l'E.M.U dans le cadre de l'année européenne de la musique. Concerts aux U.S.A. Nombreux concerts en France avec la Jeune Philharmonie et enregistrement d'un disque. Concerts avec l'Orchestre Franco-Allemand. Le 9 juillet , le conservatoire de musique de Fresnes devient Ecole nationale de Musique 1986 : Elu Secrétaire général adjoint de l'Union des Compositeurs Français et nommé vice-Président du Conseil supérieur de la Musique. Tournée de concerts aux U.S.A avec le Festival Orchestra. Nombreux concerts en France avec la Jeune Philharmonie qui est primée au Forum des Orchestres d'Ile de France. 1987 : Directeur de l'Orchestre des conservatoires de la Ville de Paris jusqu'en 1991. Premiers concerts de l' Orchestre des 3 frontières (Allemagne, France, Suisse) créé à l'initiative du Comité régional Tripartite. Il obtient avec cet ensemble le prix de la fondation Goethe de Bâle. 1988 : Prix Jacques Durand décerné par l'Académie des Beaux-Arts. 1989 : Nouvelle mission d'enseignement à Taïwan de direction, d'orchestration et de composition. Elu membre du Conseil de l'Institut de Musicologie Paris-Sorbonne 1990 : Prix musical Charles Oulmont de la Fondation de France. Classes de maître de direction d'orchestre à la Normal University et l'Institut National des Arts de Taïpei à Taïwan. 1992 : Concerts à Carupano au Vénézuéla lors du Premier concours international des jeunes violonistes solistes de l'Amérique latine. Intégrale des symphonies de Beethoven avec l'orchestre Jeune Philharmonie 1993 : Deuxième voyage au Vénézuéla. Concerts et classes de maître de direction d'orchestre avec l'orchestre de l'Etat de Falcon. Prix Florent Schmitt de l'Institut de France. 1994 : L'orchestre Jeune Philharmonie prend le nom d'Orchestre Léon-Barzin 1996 : Intégrale des symphonies de Schubert avec l'orchestre Léon-Barzin (année Schubert). Concerts en Corée du Sud 1997 : Concerts à Blue Lake (USA - Michigan) avec le Festival Orchestra 1998 : Direction du 70ème concert avec la violoniste Annie Jodry en soliste, à Paris. Conférences, classes de maître et concerts à l'Université Normale de Taipei UN PORTRAIT DE JEAN JACQUES WERNER par Pierrette GERMAIN L'oeuvre de Jean-Jacques Werner s'édifie avec sûreté depuis plusieurs dizaines d'années, affirmant de partition en partition sa cohérence et son originalité. Elle apparaît cohérente parce que, de façon permanente, son auteur opte pour l'authenticité dans ses choix spirituels et esthétiques, originale, parce qu'il refuse toute soumission ou concession. Il s'est forgé un langage personnel, libre plus encore qu'indépendant, en ce qu'il est conscient de ses refus d'allégeance autant que de ses acceptations. S'il sait que l'adhésion à quelque principe systématique serait une étreinte oppressante, il s'impose le respect des règles d'une "discipline" musicale, gardienne de l'intelligibilité. Sa formation patiente et complète, à Strasbourg puis à Paris, lui a donné la maîtrise, amoureusement conquise des techniques. Sa participation ardente à la vie musicale active, en tant qu'instrumentiste, chef d'orchestre et pédagogue le confirme dans ses convictions d'exigence du partage musical : l'échange que suppose l'oeuvre d'art repose sur la transparence d'une nécessité intérieure d'expression. L'écriture de Jean-Jacques Werner oscille entre l'ascétisme et le lyrisme, sans que ce soit contradictoire, mais seulement parce qu'elle traduit cette délicate eurythmie entre les mouvements extrêmes de l'âme. Elle respire avec la pensée, se meut sur la vie, en ressent les élans, les désirs, les déchirures. Elle interprète aussi les cris de la conscience, ses alarmes ou ses plaintes. Le langage verbal, dont Jean-Jacques Werner apprécie l'efficace rayonnement, est un ferment de son alchimie musicale. Des textes de poètes modernes, dont il ressent l'exaltation ou l'inquiétude sous-tendent son oeuvre lyrique, mélodique ou chorale. Mais l'importance de la musique de chambre et de la musique symphonique témoigne de son attirance à bâtir, dans le seul mystère instrumental, une architecture aux plans mouvants et aux tracés asymétriques. Avec une palette instrumentale vigoureuse il élabore d'incisives miniatures aussi bien que d'amples formes aux développements aérés. Concerti, canzoni et sonates y intègrent une virtuosité avouée tandis que des pages de soliste, tel le Récitatif-Poème, ou d'orchestre tels les 3 gathas ou la sinfonia brevis Alpha es et O modèlent généreusement les traces, les durées, les volumes. Toute l'oeuvre libère le souffle secret d'une ferveur intérieure, transfigure une réflexion que le compositeur nourrit de lectures, de contemplations, d'échanges. Méditation lyrique, hantée d'images, de rêves, de souvenirs, elle s'épanouit, gonflée d'humanisme en épopée poétique. Jean-Jacques Werner, pense comme André Gide qu' il n'y a d'Art que général et sa voix de créateur participe de l'aventure humaine par son actualité autant que par son universalité. Pierrette GERMAIN |
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